Terrarium végétal

Création d’un petit coin de paradis, une oeuvre vivante décorative et autosubsistante.

Ecosystème et résilience

Le but de ce projet est de créer un écosystème végétal dans un environnement hermétique.
Cette idée m’est venue en lisant cet article : un homme a pu conserver un terrarium végétal clos pendant 54 ans, en ne l’ouvrant qu’une seule fois pour l’arroser au bout de 12 ans !

Si vous voulez aller plus loin dans l’étude des écosystèmes, j’ai découvert le concept de « résilience ». C’est la capacité d’un écosystème, d’une espèce ou d’un individu à récupérer un fonctionnement ou un développement normal après avoir subi une perturbation. Le premier à introduire le terme de résilience en écologie fut C.S. Holling en 1973. Google fourmille d’informations à ce sujet.

J’ai donc entrepris de créer 2 terrariums différents, en glanant des informations sur la toile pour la composition du sol et le choix des plantes. Je vous partage içi le résultat de mes travaux sur le sujet. N’hésitez pas à le commenter et l’enrichir également 🙂

Choix des végétaux

L’idéal est de choisir des plantes à croissance lente, et au système racinaire modéré.
On peut mélanger des variétés en s’assurant qu’elles aient les mêmes besoins en humidité.
Il ne faut pas trop en mettre non plus, les plantes doivent être à l’aise pour s’épanouir. Si elles s’étendent trop, ne pas hésiter à les pincer.
Voici quelques variétés bien adaptées :

  • Fougère : Davalia, phlebodium, capillaire, pelléa à feuilles rondes
  • Plantes épiphytes (sans terre) : tillandsias, orchidées
  • Violettes
  • Mousses : piléa, sélaginelles, sinningia pusilla
  • Sensitives
  • Asperge plumeuse
  • Carnivores : drosera, sarracenia, dionée, pinguicula, cryptanthe
  • Episcia
  • Figuier rampant
  • Fittonia
  • Lierre commun

C’est parti pour le show

Premier terrarium :lierre et fougère
Le premier terrarium prend place dans un gros bocal de 25cm de haut, et 15cm de diamètre (trouvé dans une brocante à 5€). Il va accueillir un Lierre commun (Hedera helix) et une Fougère (Nephrolepis Green Fantasy), achetés en jardinerie.

Deuxième terrarium : mousse et tillandsia
Le second plus modeste (22cm de haut, 11cm de diamètre) accueillera de la mousse (prélevé au jardin) et un Tillandsia purpurea (jardinerie) accroché sur un morceau de bois flottant à l’aide d’un morceau de bas nylon sexy.
Le bois est récupéré sur une plage atlantique, et préalablement désinfecté à l’eau de javel.

Lierre commun (Hedera helix)
Fougère (Nephrolepis Green Fantasy)
Tillandsia purpurea

Couche drainante et substrat nourricier

Le sol doit occuper entre 1/3 et 1/2 de la hauteur totale du pot.

Couche drainante : graviers
Au fond des bocaux on dispose des petits cailloux ou graviers d’aquarium (12mm maxi d’envergure), qui serviront de couche drainante et aératrice. Cette couche doit environ avoir 2 à 4cm de hauteur.
Les laver au préalable à l’eau chaude savonneuse et à l’eau de javel pour éliminer les germes.

Bidim (tissu synthétique, feutre de jardin)
Par-dessus on place un morceau de bidim (tissu synthétique, feutre de jardin) pour éviter que le substrat et le charbon ne se mélangent aux graviers. Il doit à peine toucher les parois.
Après coup je pense que cela nuit peut-être à la bonne circulation de l’air et de l’eau. Pour mes prochains essais je le remplacerai par un fin grillage en plastique.

Charbon de bois pilé
Ensuite on place une mince couche de charbon de bois pilé ou du charbon actif. Il a pour but d’éviter les moisissures et les odeurs.

Le substrat
Enfin vient le substrat, j’ai utilisé le mélange suivant, sur environ 5cm de hauteur :

  • 50% de tourbe blonde
  • 25% de terreau
  • 25% de perlite

Premier terrarium : lierre et fougère
Deuxième terrarium : mousse et tillandsia
Pour finaliser on positionne harmonieusement les habitants. On peut ajouter des éléments décoratif.

Finalisation et entretien

Avant de refermer les bocaux, il faut arroser le tout légèrement, sans trop imbiber le substrat.
Au fil des jours si les parois sont tout le temps embuées et le substrat très foncé c’est qu’il y a eu trop d’eau. Laisser le bocal à demi ouvert pendant 1 jour ou plus si besoin.
Normalement il doit y avoir une légère buée quotidienne. Sinon arroser légèrement.
Ne pas placer le terrarium sous un soleil direct.

L’objectif est de conserver les bocaux fermés. En pratique ce n’est pas évident de parvenir à un écosystème qui s’équilibre bien.

Checkup

Après 6 mois le bilan est plutôt négatif pour les 2 terrariums :

  • L’humidité est toujours trop élevée, j’ai du ouvrir à plusieurs reprises les bocaux. C’est le problème majeur.
  • Un autre signe d’une forte humidité est la formation de racines aériennes sur le lierre
  • Le ratio entre le substrat et le volume d’air restant n’est peut-être pas optimal ?
  • Le morceau de bidim nuit peut-être à la bonne circulation de l’eau et de l’air. A enlever pour le prochain essai ou à remplacer par un grillage en plastique.
  • Seule la mousse résiste bien mais à tendance à pourrir partiellement.
  • Une fine couche de moisissures vertes se forme sur les graviers (un peu comme dans les aquariums), donc le climat est vraiment trop humide et/ou pas assez ventilé.
  • Après 8 mois, le lierre est dead, la fougère a encore quelques minuscules pousses. Le tillandsia a pourri et la mousse est 50% verte et 50% dead.

Voilà un premier essai qui se solde par un échec. Je retenterai prochainement en étant plus vigilant sur la conception et l’arrosage.

A vous de jouer maintenant 🙂

Résumé du matériel nécessaire
Voici les éléments qui vont nous être utiles :
Quelques plantes consentantes
Du terreau
De la tourbe blonde
De la perlite
Des petits graviers
Du charbon de bois ou charbon actif
Du bidim ou un grillage fin en plastique
Un bocal adapté, à fermeture hermétique
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